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Quel impact a réellement Bovaer® sur les exploitations : de la réduction du méthane à une source de revenus supplémentaires. Chaque éleveur se pose la même question avant d’introduire quelque chose de nouveau dans la ration : est-ce que cela va changer la productivité de mes vaches ? Après ce programme de suivi à grande échelle réalisé sur 2 années avec Bovaer®, les éleveurs peuvent avoir confiance dans les performances de leur troupeau.
Le programme s’est déroulé du début 2023 à fin 2024, sur 17 exploitations en France et en Pologne, couvrant un total de plus de 1 480 vaches laitières. Il a été conduit par Savencia, le transformateur laitier français, avec le soutien technique d’un consortium multi-partenaires de recherche et de conseil. Bovaer® était intégré aux rations existantes,en alternant des périodes avec et sans supplémentation tout au long du programme.Cela a permis d’offrir une image claire et appariée de ce qui a changé et de ce qui n’a pas changé.
| Indicateur | France (10 fermes) | Poland (7 fermes) |
| Nombre de vaches laitières / ferme (moyenne) | 94 | 78 |
| Ration principale | Majorité maïs ensilage | Majorité maïs ensilage |
| Ingestion moyenne de matière sèche (kg/jour) | 23.4 kg | 23.9 kg |
| Production laitière (PL, kg/jour) | 298 | 306 |
| Émissions de méthane (référence) | 493 g/jour | 483 g/jour |
Les données de performance sont sans ambiguïté. Sur l’ensemble des 17 exploitations en France et en Pologne, l’ajout de Bovaer® à la ration n’a produit aucun changement mesurable sur la production laitière ou l’ingestion de matière sèche. Les deux sont restés pratiquement stables entre les périodes avec et sans supplémentation, avec une variation de la production laitière de seulement +1 % et de l’ingestion de -1 %. Ces chiffres s’inscrivent dans la variation quotidienne normale de toute exploitation laitière commerciale.
Le graphique ci-dessous l’illustre clairement. L’ingestion de matière sèche et la production laitière sont identiques avec et sans Bovaer®. Les vaches ont mangé la même quantité, produit le même volume de lait, et des teneurs en matières grasses et en protéines similaires (voir p.12 du rapport).
Ingestion de matière sèche (à gauche) et production laitière (à droite) pour les groupes France et Pologne réunis, en comparant les périodes avec et sans Bovaer®.
Sur le plan de la santé du troupeau, le constat est tout aussi rassurant. Les éleveurs n’ont observé aucun changement d’état corporel, de comportement ou de bien-être. Les vaches sont restées les mêmes animaux tout au long du programme.
Pour les exploitations françaises du programme, la marge sur coût alimentaire, soit la différence entre le produit laitier et le coût alimentaire, a atteint en moyenne 8,08 € par vache par jour en 2023 et a progressé à 8,33 € en 2024, avec un pic de 9,23 € à l’automne 2024. Cette amélioration reflète une meilleure qualité des fourrages dans le secteur en 2024.
Le coût de Bovaer® est systématiquement pris en charge par les transformateurs laitiers ou par des plans de subventions nationaux. Pour les exploitations participant à des programmes de durabilité qui récompensent la réduction du méthane, l’argument financier est encore plus fort, les primes des transformateurs offrant des revenus supplémentaires.
Un récent article de XXLait propose une analyse détaillée de l’économie de l’utilisation de Bovaer® dans les pratiques d’élevage les plus courantes en France.
Simple à intégrer dans les pratiques agricoles existantes
Efficacité et sécurité prouvées en conditions réelles d’exploitation
Aucun impact sur le rendement laitier, la productivité ou la qualité du lait
Soutenu par des incitations à la durabilité, notamment de la part des transformateurs laitiers, des collecteurs de lait et des gouvernements
Réduction prouvée de l’empreinte carbone du lait d’environ 10 à 15 % immédiatement
Aligné avec les cadres de durabilité, y compris le reporting des émissions de Scope 3
Intégration fluide dans la chaîne d’approvisionnement du lait sans investis-sement supplémentaire
Efficacité et sécurité prouvées, avec des autorisations réglementaires dans plus de 70 pays et une utilisation commerciale mondiale
"Facile à mettre en œuvre."
"Nous savons que l’enjeu climatique est majeur et nous sommes contents de faire partie d’une innovation testée sur le terrain."
Ce sont des réponses verbatim d’éleveurs actifs qui ont passé deux ans à supplémenter leurs troupeaux et à suivre ce qui se passait. La cohérence du message entre la France et la Pologne est en elle-même un résultat : facile à utiliser au quotidien, sans effet sur les animaux, avec en plus le sentiment de faire quelque chose d’utile.
Une précédente étude de l’IDELE en France a confirmé que Bovaer® peut être facilement mis en œuvre sur les exploitations laitières dans des conditions réelles. Cette étude a exploré différents systèmes d’alimentation et méthodes de distribution pour établir des recommandations pratiques pour la mise en œuvre sur l’exploitation.
Florian gère une exploitation laitière de 70 vaches avec un troupeau de race Simmental, combinant des technologies modernes avec un système basé sur le pâturage. Depuis la reprise de la ferme de la génération précédente, Florian a investi dans un nouveau bâtiment ainsi que dans un robot de traite (installé en 2022), ce qui a permis d’augmenter le troupeau de 45 à 70 vaches et de faire passer la production annuelle de lait de 350 000 à 600 000 litres.
Les vaches produisent en moyenne 28 kg de lait par jour et ont accès au pâturage jour et nuit du printemps à l’automne, tout en bénéficiant d’une ration mélangée équilibrée à l’étable. Dans une démarche d’amélioration continue, Florian travaille activement sur la productivité, la santé animale et la réduction de l’empreinte carbone de l’exploitation.
La réduction du méthane est déjà bien documentée pour Bovaer® à travers plus de 130 essais en ferme dans le monde. Ce programme apporte une confirmation dans des conditions réelles françaises et polonaises. En France, la réduction moyenne était de 31 % des émissions journalières. En Pologne, 33 %. Dans les deux cas, l’effet sur les emissions de méthane était visible immédiatement dès le début de la supplémentation et s’est inversé à son arrêt.
France : émissions journalières de méthane pendant les mois avec Bovaer® (bleu) et sans Bovaer® (rouge), avec la production laitière moyenne (ligne), de janvier 2023 à décembre 2024. La réduction est immédiate et cohérente. La production laitière n’est pas affectée.
La variation entre les exploitations individuelles est également instructive. En France, les réductions ont varié de 25 % à 38 % en fonction de la composition de la ration, les régimes riches en ensilage de maïs tendant vers des résultats plus forts. En Pologne, la fourchette était plus resserrée, de 30 % à 37 %, reflétant la plus grande homogénéité des pratiques d’alimentation de ce groupe.
Dans ce programme, les exploitations utilisaient principalement des rations à base d’ensilage de maïs. Cela dit, Bovaer® est déjà utilisé avec succès dans différents systèmes d’élevage, y compris dans des exploitations pratiquant le pâturage jusqu’à six heures par jour. Des travaux menés par l’ILVO y ont montré une réduction du méthane comparable à celle observée avec une ration distribuée entièrement en bâtiment. Pour les systèmes de pâturage plus intensifs, des recommandations spécifiques de mise en œuvre selon les contextes d’alimentation sont disponibles séparément.
Ce programme illustre ce qu’est un suivi à grande échelle en conditions réelles : des exploitations en activité, des saisons qui se succèdent, et des résultats qui restent constants. Pour les éleveurs intéressés par Bovaer®, c’est un retour d’expérience de terrain concret et réel, partagé par des exploitants l’ayant utilisé pendant deux ans dans deux pays, avec le même constat.